Ludovic Urutera, un champion aux multiples facettes

Suite à ça victoire spectaculaire l’ors du Championnat de Corse de Kendo, le Grand maître Ludovic Urutera à accepter de répondre à nos questions :

(Le journaliste s’approche de Ludovic, qui se tient humblement, coupe en main, adossé à l’olivier.)

JOURNALISTE : Ludovic, félicitations ! Quelle journée. Vous venez de remporter le titre de champion de Corse de Kendo. Comment vous sentez-vous à cet instant précis ?

LUDOVIC (un sourire reconnaissant et calme derrière ses lunettes, sa voix posée mais vibrante) : Merci beaucoup. C’est… un peu surréaliste, pour être honnête. Le sentiment dominant est une profonde gratitude. Gratitude envers mes senseis, mes partenaires d’entraînement, et même mon adversaire en finale, qui m’a poussé dans mes derniers retranchements. Cette coupe est lourde, non pas en poids, mais en ce qu’elle représente : des heures de sueur, des doutes, et une longue préparation.

JOURNALISTE : La finale était en effet spectaculaire, une véritable guerre d’esprit. Quelle a été la clé pour vous défaire de Jean-Luc Pietri ?

LUDOVIC : Jean-Luc a un kendo très direct, très puissant. Mon plan n’était pas de fuir, mais d’accepter cette puissance pour mieux la rediriger. Je savais que je devais rester d’une patience de pierre. Le kendo, c’est 80 % de mental et 20 % de technique. J’ai attendu l’ouverture parfaite au Men (la tête), et quand elle s’est présentée, j’ai frappé avec tout mon cœur. C’était un pari, mais c’est passé.

JOURNALISTE : On dit souvent que le kendo est plus qu’un simple sport, c’est une Voie (un Dō). Comment cette philosophie influence-t-elle votre vie en dehors du dojo ?

LUDOVIC (plus réfléchi, son regard se porte vers l’horizon urbain derrière lui) : Absolument. La discipline que nous apprenons sur le plancher infuse chaque aspect de ma vie. Même dans des moments hors du dojo… (il jette un coup d’œil amusé et entendu vers l’incrustation de texte de l’image, comme s’il lisait une note invisible) comme lorsque je participe à des tournois de Blitz, cette concentration calme est cruciale. Le kendo m’apprend à faire face à l’adversité, qu’elle soit physique ou intellectuelle, avec sérénité et clarté d’esprit. C’est un exercice permanent d’humilité.

JOURNALISTE : Un dernier mot pour ceux qui aimeraient se lancer dans le Kendo en Corse ?

LUDOVIC : Venez ! N’ayez pas peur de l’armure ou du sabre. Le Kendo est une école de vie accessible à tous. On commence pour apprendre à se battre, on continue pour apprendre à se connaître. L’ambiance dans notre dojo est fantastique, et cette victoire est aussi la leur.

JOURNALISTE : Ludovic Utrera, champion de Corse, encore félicitations pour ce titre et merci de nous avoir accordé ce moment.

LUDOVIC : Merci à vous. Dom Arigato Gozaimasu.

(Le journaliste s’éloigne, et Ludovic se retourne vers l’olivier, un sourire paisible accroché à ses lèvres, ajustant sa coupe dans ses mains gantées.)

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